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Seniors : votre perception de l’âge pourrait réduire le risque de démence


De nouvelles recherches suggèrent que ce que nous pensons de la vieillesse peut influencer notre risque de développer une démence, même si nous y sommes génétiquement prédisposés.

Une réduction de près de 50% du risque de développer une démence.

Nous ne savons pas encore ce qui cause la démence, mais les gènes peuvent jouer un rôle clé. Le gène ApoE est considéré par beaucoup comme le principal facteur de risque génétique dans la maladie d’Alzheimer. Cependant, moins de la moitié de ceux qui possède ce gène sont diagnostiqués avec la maladie.

Alors pourquoi l’autre moitié reste-t-elle en bonne santé ? Des scientifiques américains ont tenté de répondre à cette question dans leur nouvelle étude dont les résultats ont été publiés dans la revue, PLOS One.

Cette nouvelle recherche a examiné pour la première fois si les facteurs environnementaux, et donc modifiables, tels que les croyances au sujet du vieillissement, pouvaient influencer le risque de développer une démence.

Les chercheurs ont examiné 4 765 seniors de plus de 60 ans qui n’avaient pas de démence au début de l’étude : 91% étaient blancs et 26% d’entre eux possédaient une variante E4 du gène ApoE, la variante la plus associée à la maladie d’Alzheimer.

Tous les participants ont été recrutés dans le cadre d’une autre étude sur la santé et la retraite. Leurs attitudes envers l’âge ont été évaluées à l’aide d’un questionnaire comprenant des énoncés tels que « plus je vieillis, plus je me sens inutile ». Les participants devaient exprimer leur accord ou leur désaccord sur chaque énoncé.

Ils ont ensuite été suivis durant une période de 4 ans, et tous les deux ans, ils ont reçu des questionnaires qui évaluaient leurs capacités cognitives. Les chercheurs ont effectué une analyse de régression logistique prospective au cours de ces 4 années de suivi.

Parmi ceux qui possédaient la variante génétique ApoE E4, les seniors ayant des croyances positives sur l’âge étaient 49,8% moins susceptibles de développer une démence que ceux qui avaient une croyance négative.

Les chercheurs ont spéculé sur le mécanisme qui pourrait expliquer ces résultats, suggérant que les croyances négatives sur l’âge pouvaient exacerber le stress, tandis que les croyances positives pouvaient atténuer ses effets négatifs.

Ils citent également des études qui ont montré comment le stress peut entraîner le développement de la démence et concluent : « Les résultats de cette étude suggèrent que des croyances positives sur l’âge, modifiables et réduites pour abaisser le stress, peuvent agir comme un facteur de protection, même chez les personnes âgées à haut risque de démence ».

Des implications sociales importantes

Les chercheurs notent que leurs résultats ont des implications sociales profondes. « Nous avons trouvé que les croyances positives sur l’âge peuvent réduire le risque de l’un des facteurs de risque génétiques les plus établis de la démence. Cela plaide pour la mise en œuvre d’une campagne de santé publique contre les croyances négatives autour du vieillissement ».

« La réduction du stress par le positivisme pourrait potentiellement contribuer à une plus faible incidence de la démence chez les seniors, notamment chez ceux avec l’ApoE E4 ».

 

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