Seniors : L’obésité sarcopénique liée au risque de déclin cognitif

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La sarcopénie, qui est la perte de masse musculaire, a tendance à se produire naturellement avec l’âge. Ainsi, chez les seniors atteints de sarcopénie, l’excès de graisse corporelle peut ne pas être facilement visible. Mais cette graisse cachée pourrait prédire le risque d’Alzheimer selon une nouvelle étude.

Une étude récente, dont les résultats ont été publiés dans la revue Clinical Interventions in Aging, a montré que la sarcopénie et l’obésité (indépendamment mais surtout lorsqu’elles surviennent ensemble) peuvent augmenter le risque de troubles de la fonction cognitive chez les seniors.

« La sarcopénie a été liée à la déficience cognitive globale et au dysfonctionnement dans des compétences cognitives spécifiques, comme la mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions cognitives », expliquent les chercheurs.

« Comprendre les mécanismes par lesquels ce syndrome peut affecter la cognition est important car cela peut informer sur les efforts visant à prévenir le déclin cognitif plus tard dans la vie en ciblant les groupes à risque avec un déséquilibre entre la masse maigre et la masse grasse. Ces personnes peuvent bénéficier de programmes traitant de la perte de la fonction cognitive en maintenant et en améliorant la force et en prévenant l’obésité ».

Méfiez-vous de l’obésité sarcopénique

Les scientifiques ont analysé les données relatives à la santé recueillies auprès de 353 seniors âgés en moyenne de 69 ans. Afin d’établir s’il existait ou non un lien entre l’obésité sarcopénique (présence d’une masse graisseuse associée à une perte de masse musculaire) et le déclin cognitif, les chercheurs ont évalué la performance des seniors grâce à des tests de la fonction cognitive et des exercices de mémoire.

De plus, la force et la masse musculaire des seniors ont été évaluées à l’aide de tests physiques. Ils ont également évalué la masse musculaire, l’indice de masse corporelle et la quantité de graisse corporelle.

Les chercheurs ont découvert que les participants atteints d’obésité sarcopénique avaient les plus faibles performances sur les tests liés à la cognition. La performance la plus faible suivante sur les tests de cognition a été observée chez les seniors atteints de sarcopénie seule, suivie par les seniors qui présentaient seulement une obésité.

L’obésité et la perte de la masse musculaire étaient liées à une altération de la mémoire de travail, qui est le type de mémoire que nous utilisons quotidiennement pour prendre des décisions spontanées, et à une diminution de la flexibilité mentale, de l’orientation et du contrôle de soi.

Un grave problème de santé publique

Les chercheurs expliquent que l’obésité pourrait exacerber le risque de déclin cognitif par des mécanismes biologiques qui influencent la santé vasculaire, le métabolisme et l’inflammation.

En outre, ils préviennent que chez les personnes qui sont déjà confrontées à un dysfonctionnement, l’obésité pourrait également avoir un impact sur les ressources énergétiques à travers une mauvaise maîtrise de soi qui affecte la nutrition.

Quand à la sarcopénie, les chercheurs notent qu’elle pourrait influencer les mécanismes cérébraux liés aux compétences de résolution de conflit et à l’attention.

Les chercheurs soulignent que le mélange de sarcopénie et d’excès de graisse corporelle chez les seniors pourrait devenir un grave problème de santé publique.

 

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