Seniors : les fraises pour prévenir la maladie d’Alzheimer

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De nouvelles recherches suggèrent qu’un composé naturel des fraises pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

Les études sur la fisétine

Des chercheurs américains ont découvert que la fisétine entraînait une réduction du déclin cognitif et de l’inflammation du cerveau. La fisétine est un flavanol présent dans divers fruits et légumes, notamment dans les fraises, les pommes, les raisins et les concombres. Non seulement la fisétine agit comme agent colorant pour les fruits et légumes, mais des études antérieures ont également montré que le composé possède des propriétés antioxydantes, ce qui signifie qu’il peut aider à limiter les dommages cellulaires causés par les radicaux libres. Il a également été constaté que la fisétine réduisait l’inflammation.

Au cours de ces 10 dernières années, des chercheurs ont mené un certain nombre d’études montrant que les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires de la fisétine pouvaient aider à protéger les cellules du cerveau contre les effets du vieillissement.

Par exemple, une étude 2014 a révélé que la fisétine réduisait la perte de mémoire dans des modèles de souris atteintes d’Alzheimer. Toutefois, cette étude portait sur les effets de la fisétine chez la souris atteintes d’Alzheimer héréditaire, qui ne constitue que 3% de tous les cas d’Alzheimer. Pour cette nouvelle étude, les scientifiques ont cherché à déterminer si la fisétine pouvait avoir des avantages pour la maladie d’Alzheimer sporadique, qui est la forme la plus courante.

La fisétine et la maladie d’Alzheimer sporadique

Les chercheurs ont testé la fisétine chez des souris génétiquement modifiées pour vieillir prématurément, ce qui a entraîné un modèle de souris avec la maladie d’Alzheimer sporadique. Une fois que les souris eurent 3 mois, elles furent divisées en 2 groupes. Le premier a reçu une dose de fisétine dans l’alimentation tous les jours pendant 7 mois, jusqu’à ce qu’elles atteignent 10 mois. L’autre groupe n’a pas reçu de fisétine.

Les chercheurs notent qu’à l’âge de 10 mois, les états physiques et cognitifs des souris étaient équivalents à ceux de souris de 2 ans.

Tous les rongeurs ont été soumis à des tests cognitifs et comportementaux tout au long de l’étude et les chercheurs ont également évalué les souris pour les niveaux de marqueurs liés au stress et à l’inflammation.

Les chercheurs ont constaté que les souris de 10 mois ne recevant pas de fisétine ont montré une augmentation des marqueurs de stress et d’inflammation. Elles ont également eu des résultats significativement pires aux tests cognitifs que celles qui avaient reçu la fisétine.

Dans le cerveau des souris non traitées, les chercheurs ont remarqué que 2 types de neurones qui sont habituellement anti-inflammatoires favorisaient réellement l’inflammation. Cependant, ce n’était pas le cas pour les souris de 10 mois ayant été traitées à la fisétine. En outre, le comportement et la fonction cognitive des souris traitées étaient comparables à ceux des souris non traitées de 3 mois.

« Les souris ne sont pas des humains. Mais il y a assez de similitudes pour que la fisétine justifie un regard plus attentif, non seulement pour le traitement potentiel d’Alzheimer mais également pour réduire certains des effets cognitifs associés au vieillissement ».