Seniors : des activités de base pour réduire le risque de démence

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Des recherches récentes suggèrent que même une activité physique de faible intensité, comme faire le ménage ou le jardinage, permet aux seniors de réduire leur risque de démence.

Étudier le lien entre la démence et l’activité physique

Plusieurs facteurs peuvent affecter le risque de développer une démence. Certains facteurs, tels que l’âge et la génétique, sont inévitable. D’autres, comme le tabagisme et certains comportements malsains, sont des choix de mode de vie qu’une personne peut changer.

Selon l’Association Alzheimer, l’exercice régulier et une alimentation saine peuvent prévenir l’apparition de symptômes.

Cependant, une nouvelle étude parue dans la revue Neurology a révélé que tout type d’activité physique, y compris les tâches de base, comme les tâches ménagères, peut protéger le cerveau d’une personne qui a déjà atteint un âge avancé.

Les chercheurs ont étudié 454 seniors, dont 191 avaient reçu un diagnostic de démence. Chaque participant a accepté de faire don de son cerveau à des fins de recherche médicale après son décès.

Chaque année, pendant 20 ans, chaque personne subissait un examen physique complet, ainsi qu’un test, afin de déterminer ses capacités de pensée et de mémoire.

Environ 2 ans avant le décès de chacun d’entre eux, les chercheurs ont doté tous les volontaires d’un dispositif de surveillance de l’activité physique, un accéléromètre porté au poignet, qui suivait toute activité en permanence, qu’il s’agisse d’un exercice physique vigoureux ou simplement d’une promenade au domicile.

Plus de mouvements quotidiens, moins de risque de démence

Les scientifiques ont utilisé ces données pendant 7 jours pour calculer un score d’activité quotidien moyen pour chaque participant. La moyenne de l’ensemble du groupe était de 160 000 unités par jour.

Cependant, les personnes atteintes de démence comptaient en moyenne 130 000 mouvements par jour, tandis que les personnes non atteintes présentaient une moyenne plus élevée de 180 000 mouvements. Cela a conduit les chercheurs à conclure qu’un plus grand nombre de mouvements quotidiens est lié à de meilleures capacités de mémoire et de réflexion. Des niveaux plus élevés de motricité étaient également associés à de meilleures capacités dans ces domaines.

En outre, plus spécifiquement, les seniors étaient 31% moins susceptibles de développer une démence pour chaque écart type d’augmentation de l’activité physique. La même augmentation de mouvements correspondait à une personne 55% moins susceptible de développer une démence.

Après leur décès, les chercheurs ont examiné le cerveau de chaque participant pour rechercher des lésions et des biomarqueurs de la démence et de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont ajusté les résultats en fonction de la gravité de toute lésion cérébrale.

Malgré cela, les liens entre l’activité physique et la démence et les habiletés motrices et la démence sont restés identiques. Les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer semblent n’avoir aucun effet sur les résultats.

« Un mode de vie plus actif peut avoir un effet protecteur sur le cerveau. Il est possible que, lorsque les personnes perdent la mémoire et les capacités de réflexion, elles réduisent leur activité physique. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si le fait de se déplacer davantage est réellement bénéfique pour le cerveau », ont conclu les chercheurs.