Seniors : 2 semaines d’inactivité peuvent accélérer l’apparition du diabète

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Une nouvelle étude montre que deux semaines d’inactivité physique peuvent déclencher un diabète complet chez les seniors atteints de prédiabète.

Les effets de l’activité et de l’inactivité physique sur les seniors

En vieillissant, l’exercice physique devient de plus en plus important. De nombreuses recherches ont montré les multiples avantages de l’exercice physique pour les seniors.

Par exemple, il a été démontré que l’activité aérobie et l’entraînement musculaire améliorent le bien-être psychologique des seniors, et même quelques minutes d’exercice léger peuvent augmenter la durée de vie et améliorer les fonctions cérébrales.

Les bienfaits de l’activité physique ont longtemps été loués, mais quels sont les effets de l’inactivité physique ? Certaines études ont montré que le fait d’avoir un mode de vie sédentaire nuit à la santé du cerveau et augmente le risque de démence et de diabète chez les seniors, tandis que d’autres ont suggéré que l’inactivité physique accélère le vieillissement.

Une nouvelle étude s’est penchée sur les effets métaboliques de l’inactivité physique chez les seniors. Une équipe de scientifiques canadiens a entrepris d’étudier les effets de deux semaines d’inactivité chez les seniors à risque de diabète.

Les résultats ont été publiés dans la revue The Journals of Gerontology.

Les effets néfastes de l’inactivité difficiles à inverser

Les chercheurs ont examiné un groupe de seniors âgés de 60 à 85 ans qui avaient déjà reçu un diagnostic de prédiabète. Ils ont demandé aux participants de limiter leur nombre quotidien de pas à moins de 1000 pour une période de 2 semaines.

Au cours de la période d’étude, les chercheurs ont surveillé l’activité physique des seniors à l’aide de podomètres et d’autres appareils spécialisés. Ils ont également prélevé des échantillons de sang et mesuré les niveaux de sucre dans le sang des participants.

La recherche a révélé que quelques jours seulement après le début de l’étude, la masse et la force du muscle squelettique des participants avaient diminué de façon significative. Les chercheurs ont également noté que les personnes qui avaient un prédiabète ont rapidement montré des signes de diabète de type 2, comme la résistance à l’insuline.

En outre, les chercheurs ont constaté que le simple retour à l’exercice physique pendant deux semaines supplémentaires n’avait pas suffi à compenser les effets nocifs de l’inactivité.

« Nous nous attendions à constater que les participants à l’étude développent un diabète, mais nous avons été surpris de voir qu’ils ne retournaient pas à leur état plus sain lorsqu’ils revenaient à une activité normale », ont commenté les chercheurs.

Ils ajoutent que « le traitement du diabète de type 2 est coûteux et souvent compliqué. Si les gens sont encore autonomes, ils doivent travailler activement pour récupérer leur capacité à gérer la glycémie ».

« Pour que les seniors prédiabétiques retrouvent leur santé métabolique et empêchent d’autres baisses de périodes d’inactivité, des stratégies telles que la réadaptation active, des changements alimentaires et peut-être des médicaments pourraient être utiles ».

En France, le nombre d’adultes vivant actuellement avec un prédiabète reste flou mais serait de plusieurs millions d’individus, compte tenu du fait que près de 3,5 millions de personnes présentent un diabète de type 2.

 

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