Le gène de Parkinson affecterait plus de gens qu’on ne le pense

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Une nouvelle étude a montré qu’un gène auparavant considéré comme affectant seulement un faible pourcentage des cas de maladie de Parkinson en affecterait en réalité beaucoup plus. Ces résultats signifient que les traitements qui sont développés aujourd’hui pour un petit nombre de personnes pourraient en fait bénéficier à davantage de gens.

La maladie de Parkinson

Environ 200 000 personnes en France et près de 10 millions à travers le monde vivent avec la maladie de Parkinson. Selon les autorités de santé, 15% des personnes atteintes de Parkinson ont une forme héréditaire de la maladie. De telles formes héréditaires sont souvent dues à des mutations dans plusieurs gènes, dont le gène LRRK2.

Responsable de la création d’une protéine appelée dardarine, laquelle est essentielle au maintien de la santé structurelle des cellules, le LRRK2 joue un rôle clé dans la maladie de Parkinson tardive, qui est la forme la plus répandue de la maladie.

Plus spécifiquement, 100 mutations de ce gène ont été trouvées dans des cas héréditaires de Parkinson. Dans l’ensemble, 3 à 4% des cas de Parkinson ont été liés à des mutations de ce gène.

L’activité du LRRK2 conduit à l’accumulation de protéines toxiques

Les chercheurs ont conçu un « phare » moléculaire qu’ils ont lié au gène LRRK2. Si celui-ci était actif, il brillait, permettant aux chercheurs de voir dans quelles cellules du cerveau il était actif.

Les chercheurs ont ainsi étudié les tissus cérébraux post-mortem de personnes qui avaient eu la maladie de Parkinson mais qui n’avaient pas de mutation du gène, et ils les ont comparés avec ceux de cerveaux en bonne santé.

Les chercheurs ont découvert que le LRRK2 était hyperactif dans le cerveau des personnes ayant contracté la maladie, mais pas dans le tissu cérébral sain. L’activité de la protéine a été drastiquement augmentée dans les neurones dopaminergiques, qui sont les neurones les plus couramment endommagés dans la maladie de Parkinson.

Par ailleurs, les chercheurs ont conçu un modèle murin de Parkinson et examiné l’activité du LRRK2 dans le cerveau des rongeurs. Ils ont découvert que l’activité du LRRK2 empêchait les cellules d’effectuer leur activité normale de « nettoyage », dans laquelle elles éliminent l’accumulation excessive de la protéine cérébral alpha-synucléine. L’accumulation d’alpha-synucléine conduit à la formation de corps de Lewy, une caractéristique pathologique de la maladie de Parkinson et de certaines formes de démence.

En outre, les chercheurs ont administré un inhibiteur de la LRRK2 aux rongeurs, ce qui a bloqué l’accumulation de la protéine pathologique.

Les thérapies actuelles pourraient bénéficier à un plus grand nombre de patient

« Le LRRK2 relie les causes génétiques et environnementales de la maladie de Parkinson, car nous avons pu montrer que des facteurs externes comme le stress oxydatif et les toxines peuvent activer le LRRK2, ce qui peut provoquer la formation de corps de Lewy dans le cerveau », ont commenté les chercheurs.

« Cette découverte est extrêmement importante, car elle suggère que les thérapies actuellement développées pour la maladie de Parkinson chez un petit groupe de patients peuvent bénéficier à tous ceux qui souffrent de la maladie », ont conclu les chercheurs.

 

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