Les aéroports : nids à virus du rhume et de la grippe

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À l’approche de la saison froide, nous devons être très prudents à l’égard des germes et des virus, surtout dans les zones surpeuplées. Une nouvelle recherche montre que certaines surfaces aéroportuaires contiennent de fortes concentrations de virus.

La plupart du temps, le rhume ou la grippe ne mettent pas la vie en danger. Cependant, ils coûtent beaucoup d’argent en hospitalisation et soins, en plus d’être un inconvénient désagréable. Sans compter les pertes de salaire occasionnées.

Les autorités de santé ont estimé que la saison du rhume et de la grippe 2018-2019 serait particulièrement difficile et exhortent le public à prendre des mesures préventives, telles que se faire vacciner contre la grippe et veiller à la propagation des microbes.

Cependant, dans les espaces surpeuplés, comme dans le métro ou un avion, il peut être difficile de rester à l’écart des germes.

Tests des microbes sur les diverses surfaces des aéroports

Des chercheurs britanniques et finlandais ont analysé différentes surfaces dans les aéroports pour déterminer lesquelles étaient les plus contaminées par les virus respiratoires. Ils ont collecté des échantillons de surface et d’air de l’aéroport d’Helsinki en Finlande au plus fort de la saison grippale 2015-2016.

Les surfaces provenaient de plusieurs endroits le long des voies réservées aux passagers. Les scientifiques ont notamment examiné les accoudoirs, les rampes d’escalier, les jouets dans l’aire de jeu des enfants, les poignées de trolley, les coffres à bagages du point de contrôle de sécurité, les couvercles des toilettes et les boutons de chasse d’eau.

Les chercheurs ont ensuite testé les prélèvements sur ces échantillons pour détecter les virus grippaux A et B, le virus respiratoire syncytial, les adénovirus, les rhinovirus et les coronavirus.

Les bacs en plastique des portiques de sécurité criblés de rhinovirus

Les tests ont révélé la présence de virus sur 10% des surfaces examinées, les bacs en plastique des portiques de sécurité présentant la plus forte concentration. De tous les virus examiné, le rhinovirus, le coupable du rhume, était le plus répandu. Les chercheurs ont également découvert le virus de la grippe A. Cependant, aucun virus respiratoire n’a été détecté sur les surfaces des toilettes testées.

Les chercheurs espèrent que les résultats aideront le public à mieux se préparer pour la nouvelle saison grippale, dont la campagne de vaccination débute le samedi 6 octobre en France. Cette étude fait partie d’un projet plus vaste appelé PANDHUB, financé par l’Union européenne et qui se concentre sur le rôle des principaux centres de trafic dans la propagation des infections.

Le co-auteur de l’étude, le Pr. Jonathan Van Tam, de l’Université de Nottingham, commente les résultats : « Cette étude plaide en faveur d’une sensibilisation accrue du public à la manière dont les infections virales se propagent. Les gens peuvent aider à minimiser la contagion en se lavant les mains de façon hygiénique et en toussant dans un mouchoir ou une manche, en particulier dans les lieux public ».

« Ces simples précautions peuvent aider à prévenir des pandémies et sont particulièrement importantes dans les zones surpeuplées, comme les aéroports où transitent des millions de personnes en provenance du monde entier ».

 

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