Seniors : un mauvais odorat lié à un risque accru de mortalité

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Une étude récente portant sur plus de 2 000 seniors révèle une association entre un mauvais odorat et un risque accru de décès.

Odorat et mortalité

En vieillissant, notre odorat, ou olfaction, diminue. Cependant, en comparaison de la vue et de l’audition, nous sommes moins susceptibles de remarquer ce déclin. En effet, une étude de 2002 a révélé que près d’un quart des personnes âgées de 53 à 97 ans avaient une altération de l’olfaction, mais que moins de 10 % d’entre elles en avaient conscience.

D’autres études ont remarqué qu’une réduction de l’odorat pourrait être un signe précoce de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson. Ces deux conditions sont très difficiles à diagnostiquer à leurs débuts, mais l’olfaction pourrait offrir un nouveau moyen de prédire le développement de ces maladies neurodégénératives.

Réduction de l’olfaction

Outre le potentiel de prédiction de la maladie par l’odorat, d’autres études ont montré que la déficience olfactive augmentait le risque de décès chez les seniors, comme cette nouvelle étude menée par des scientifiques américains sur 2 289 seniors âgés de 71 à 82 ans.

Au début de l’étude, chaque senior a participé à un bref test d’identification des odeurs afin d’être intégré à un groupe selon l’intensité de son odorat : faible, modérée ou normale. Les participants ont été suivis pendant 13 ans.

Les chercheurs ont constaté qu’une faible olfaction était plus répandue chez les hommes, les Noirs et les personnes qui buvaient plus d’alcool ou qui fumaient. Le mauvais sens de l’odorat était fortement associé à la démence, à la maladie de Parkinson et à l’insuffisance rénale chronique, ainsi qu’à une association modérée aux symptômes dépressifs. Cependant, il n’y avait pas de corrélation avec le cancer, l’hypertension et le diabète.

Les scientifiques ont découvert que le risque de mortalité à 10 ans était 46 % plus élevé chez les personnes appartenant au groupe ayant un faible sens de l’odorat que chez celles du groupe à l’odorat normal.

Les seniors considérés comme ayant une olfaction modérée présentaient également un risque de mortalité accru : une augmentation de 17 % à la 10e année et de 11 % à la 13e année par rapport au groupe au bon odorat.

La preuve qu’il existe une relation entre un mauvais odorat et une augmentation du risque de décès

Comme mentionné précédemment, une réduction de l’odorat peut prédire l’apparition de certaines conditions neurodégénératives. Cependant, les chercheurs ont montré que la démence et la maladie de Parkinson ne représentaient que 22 % du risque accru de décès à 10 ans.

De même, comme une odeur altérée réduit le plaisir de manger, elle peut entraîner une perte de poids. Chez les seniors, la perte de poids augmente également le risque de mortalité. Lorsque les chercheurs ont examiné cette variable comme facteur de confusion, ils ont conclu que la perte de poids ne représentait que 6 % du risque accru à 10 ans.

Lorsqu’ils ont approfondi les données, les chercheurs ont également constaté que l’augmentation du risque de mortalité touchait à la fois les hommes et les femmes, ainsi que les participants noirs et blancs.

 

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