Un QI élevé pendant l’enfance augmenterait la longévité

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Une nouvelle étude, qui a duré 68 ans, révèle que les enfants au QI élevé pourraient vivre plus longtemps que l’âge de 80 ans. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue BMJ.

Le rapport décrit comment des scores plus élevés lors de tests de quotient intellectuel (QI) chez l’enfant peuvent être liés à un risque plus faible de mourir de causes majeures connues, comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer lié au tabagisme, les maladies digestives, les causes externes de décès, les maladies respiratoires et la démence.

Pour ces maladies, les réductions de risque étaient aussi importantes chez les hommes que chez les femmes, mais les chercheurs ont également constaté que chez les hommes seulement un QI élevé dès l’enfance était lié à une réduction du risque de suicide.

Les chercheurs expliquent que leurs résultats suggèrent que le style de vie, et le tabagisme en particulier, est un facteur important dans le lien entre le QI de l’enfance et le risque de décès.

La plus longue étude pour suivre le cours de la vie

Le test d’intelligence, qui a été administré par des professeurs des écoles, comprenait 71 éléments qui mesuraient le raisonnement verbal et non verbal. Les études réalisées depuis 1947, date du début de cette étude, ont validé le test et ont révélé qu’il était égal à d’autres mesures normalisées d’intelligence. 33 536 garçons et 32 229 filles ont réalisé ce test de QI en 1947, puis ont été suivis jusqu’en 2015.

Cette étude écossaise est considérée comme la plus importante jusqu’à présent pour avoir suivi un groupe d’hommes et de femmes tout au long de leur vie sur les causes de décès connexes à l’intelligence de l’enfance.

La taille du risque varie selon la cause du décès

En plus de trouver un lien entre un QI supérieur à l’enfance et la réduction du risque avant 80 ans, les chercheurs ont constaté que la réduction de la taille du risque variait selon la cause du décès.

Par exemple, leur analyse révèle qu’un score plus élevé de QI est lié à une réduction du risque de décès par AVC de 24%, de 25% pour les maladies coronariennes et de 28% pour les maladies respiratoires.

Les chercheurs ont également trouvé des liens entre un QI supérieur et la réduction du risque lié aux blessures, à la démence, aux maladies digestives et aux cancers liés au tabagisme comme le cancer du poumon et celui de l’estomac. Toutefois, ils n’ont pas trouvé de lien avec tout autre cancer qui ne serait pas lié au tabac.

Les chercheurs attirent l’attention sur le fait que l’étude examine comment un QI élevé à l’enfance se rapporte à des causes spécifiques de décès et la compare à un essai médicamenteux qui examine l’effet de différentes doses. « Les relations dose-réponse les plus évidentes sont celles pour les maladies cardiovasculaires, les maladies coronariennes, les AVC, le cancer lié au tabagisme et les maladies respiratoires. Cette étude nous indique que le mode de vie, et surtout le tabagisme, doit constituer une composante importante de l’effet de l’intelligence sur les différences de mortalité ».