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Alzheimer : controverse autour du cuivre et avancée médicale


Au sujet du rôle du cuivre dans la maladie d'Alzheimer, deux études s'opposent. L'une d’elles avance qu'il pourrait être toxique pour le cerveau, l'autre prétend qu'il aurait un effet protecteur. En parallèle à ces études contradictoires, des chercheurs espagnols viennent d'identifier un biomarqueur qui permettrait un dépistage de la maladie au moins dix ans avant son déclenchement.

Après l’aluminium, le cuivre est mis en cause dans le cadre de la maladie d’Alzheimer

En 1997, l’aluminium créait la controverse scientifique autour de son rôle dans la détérioration des cellules cérébrales. Selon certains scientifiques, cet élément était soupçonné, lorsqu’il était absorbé par l’organisme et en grandes quantités, d’être un facteur de risque non négligeable de démences séniles.

C’est aujourd’hui au tour du cuivre de connaître la polémique quant à son rôle potentiel d’agent toxique pour le cerveau.

En février dernier, des recherches menées par scientifiques de l’université de Keele, en Angleterre, et dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, ont montré que le cuivre jouait un rôle protecteur. « Des recherches, y compris la nôtre, montrent que le cuivre empêche la formation de plaques de bêta-amyloïde », déclarent les auteurs. La bêta-amyloïde est un peptide néfaste pour le système nerveux. Sa formation par plaques, associée aux protéines tau, seraient un signe caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Les résultats de ces recherches en faveur du cuivre viennent tout juste d’être contestés par une nouvelle étude, menée par le Pr Rashid Deane, neurochirurgien au centre médical universitaire de Rochester aux Etats-Unis. Selon lui, « il est clair qu’avec le temps, l’effet cumulé du cuivre affecte le système permettant d’éliminer du cerveau la protéine bêta-amyloïde, qui est toxique et qui joue un rôle-clé dans la maladie d’Alzheimer ». Les travaux du professeur ont uniquement porté sur les vaisseaux sanguins cérébraux, où l’accumulation du cuivre empêcherait l’élimination des toxines dans le cerveau et des bêta-amyloïdes avant qu’elles ne se forment en plaques, lesquelles présenterait un taux particulièrement élevé en cuivre.

Qui a tort ou raison ? Cela nécessite de nouvelles études pour corroborer l’une ou l’autre de ces deux hypothèses.

Dépistage précoce d’Alzheimer                                                         

En marge de la polémique, des chercheurs espagnols de l’Institut biomédical CSIS de Barcelone, viennent d’identifier un biomarqueur en mesure de détecter la maladie d’Alzheimer au moins dix ans avant qu’elle ne se déclenche.

Ils ont réussi à prouver qu’un faible taux d’ADN mitochondrial dans le liquide cérébro-spinal, liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière et contenu dans les méninges, serait à la fois un indicateur préclinique de la maladie, mais probablement l’une de ses causes.

Il existe déjà un test basé sur une technique simple, la PCR (Polymerase Chain Reaction), qui permet d’identifier les niveaux d’ADN mitochondrial. Ce qui signifie que si la recherche sur le sujet progresse encore, d’ici peu de temps, il sera possible, par ce simple test, de détecter et de prévenir la maladie d’Alzheimer, bien avant que les premiers symptômes ne se déclenchent.

 

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