L'activité physique pour retarder la DMLA

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Selon une nouvelle étude, une activité physique, même modérée, contribuerait à préserver la structure et la fonction des cellules nerveuses dans la rétine et donc retarder la DMLA.

L'activité physique a un effet protecteur direct sur la vision rétinienne

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), l’une des principales causes de cécité chez les seniors, est causée par la mort des cellules nerveuses liées à la détection de la lumière dans la rétine appelées photorécepteurs. Bien que plusieurs études chez les animaux et les êtres humains indiquent que l’activité physique joue un rôle protecteur dans les maladies neurodégénératives ou dans le cas de blessures, on savait jusque-là peu de choses sur la manière dont elle affectait la vision.

Les résultats d’une étude d’un modèle animal liée à la dégénérescence maculaire et publiée dans The Journal of Neuroscience sont les premiers à suggérer que l’activité physique peut avoir un effet direct sur la santé de la vision rétinienne.

Pratiquez la marche rapide régulièrement pour assurer la santé de votre rétine

« Cette recherche peut conduire à des schémas d’activité physique adaptés ou à des thérapies combinées dans le traitement des maladies dégénératives de la rétine », explique les principaux chercheurs du Centre VA d’Atlanta pour la réadaptation neurocognitive et visuelle et de l’Ecole de Médecine de l’Université Emory, les professeurs Machalle Pardue et Jeffrey H. Boatright.

L’étude a consisté à faire courir des souris sur un tapis roulant une heure par jour, cinq jours par semaine, durant deux semaines, après que les animaux aient été exposés durant également deux semaines à de la lumière toxique, un modèle couramment utilisé pour l’étude de la dégénérescence de la rétine.

Les chercheurs ont constaté que les animaux qui avaient pratiqué de l’activité physique  présentaient deux fois plus de cellules photoréceptrices que les animaux qui étaient restés à l’arrêt durant le même laps de temps, et que leurs cellules rétiniennes étaient plus sensibles à la lumière.

 « Un point à souligner est que le type d’activité physique des animaux étudiés est réellement comparable à une marche rapide chez les êtres humains », explique le Pr. Pardue. « Une étude précédente avait étudié les effets de l’activité physique sur la vision dans un groupe de coureurs sur longue distance. Nos résultats suggèrent qu’il est possible d’atteindre les mêmes effets avec une activité plus modérée ».

La BDNF aurait un effet protecteur sur la rétine

Les chercheurs ont pu démontrer que les effets de l’activité physique sont en partie dus à un facteur de croissance appelé BDNF, un facteur neurotrophique issu du cerveau agissant sur certains neurones en aidant ces derniers à survivre et à encourager la croissance et la différenciation de nouveaux neurones. Les scientifiques pensent que la protéine BDNF est impliquée dans les effets bénéfiques de l’activité physique dans d’autres études.

Les souris de l’étude présentaient des niveaux plus élevés de BDNF dans le sang, le cerveau et la rétine.

Les Pr. Pardue et Boatright testent actuellement si d’autres types d’activité physique offrent davantage de protection et s’ils peuvent également être bénéfiques dans les modèles d’autres maladies de la rétine telles que le glaucome et la rétinopathie diabétique.

 

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